Dans un contexte politique et institutionnel très incertain et marqué par une forte instabilité gouvernementale, il est plus que jamais nécessaire d’interroger l’exécutif sur ses choix, ses actions et la ligne qu’il entend suivre. Tout au long de l’année, j’ai donc utilisé un outil essentiel au travail parlementaire, les questions écrites adressées au gouvernement. Ces questions permettent de faire remonter les difficultés que vous rencontrez au quotidien, de demander des réponses précises au gouvernement, et de garantir la transparence de l’action publique. À travers ces démarches, j’ai souhaité porter la voix de notre territoire, de celles et ceux qui y vivent et sont confrontés chaque jour à diverses difficultés.
Mes questions ont porté sur des sujets variés et concrets qui concernent directement la vie quotidienne, la santé, les transports et l’emploi. Ils représentent la diversité des enjeux et des réalités présentes dans notre territoire. Derrière ces thèmes se trouvent des préoccupations simples et légitimes, pouvoir se soigner près de chez soi, se déplacer dans de bonnes conditions et préserver des services publics solides et accessibles.
Dans cet article, je veux vous rendre compte de ce travail avec clarté, et vous expliquer comment j’agis au quotidien pour défendre vos intérêts.
1 – Mise en place des quotas d’accueil de nuit pour les personnes atteintes de maladies neurodégénératives (comme Alzheimer)
En avril, j’ai interrogé Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la mise en place des quotas d’accueil de nuit pour les personnes atteintes de maladies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer. Ce dispositif, visant à renforcer l’accompagnement nocturne en EHPAD et en résidences autonomie, à offrir du répit aux aidants et à favoriser un maintien à domicile sécurisé, est prévu par l’article 27 de la loi du 8 avril 2024, mais son décret d’application tardait à paraître. J’ai ainsi insisté auprès de la ministre sur la nécessité de publier rapidement le décret et sur l’importance d’inclure le département de la Vienne dans l’expérimentation.
Le texte a finalement été publié le 1er juin 2024. Je regrette toutefois que le département de la Vienne ne soit pas inclus aux territoires bénéficiant de cette implémentation. Je continuerai à suivre attentivement la mise en œuvre de ce dispositif et, si ses résultats s’avèrent concluants, je plaiderai auprès du gouvernement pour son extension à notre territoire.
Lien vers l’intégralité de la question écrite :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE5797
2 – Accès aux soins en santé mentale : pour une prise en charge publique renforcée !
En juillet, j’ai interrogé Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en charge de la santé mentale, devenue un enjeu majeur depuis la crise sanitaire de la Covid-19. Malgré la désignation de la santé mentale comme grande cause nationale en 2025, l’accès aux soins reste difficile. Le dispositif « Mon soutien psy » demeure peu accessible en raison de la prescription obligatoire, et la privatisation croissante du secteur accentue les inégalités, alors même que le coût constitue un frein pour de nombreuses personnes. J’ai donc demandé à la ministre quelles mesures pourraient renforcer la prise en charge financière des consultations psychologiques et garantir un accès équitable aux soins.
Depuis, le gouvernement a lancé plusieurs actions de sensibilisation, notamment auprès des jeunes, mis en ligne un portail national d’information (www.santementale-info-service.fr), et annoncé un investissement de 65 millions d’euros pour la santé mentale dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Lien vers l’intégralité de la question écrite :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE9142
3 – Meilleure prise en compte des cyclistes dans l’aménagement du territoire
Par la suite, j’ai interrogé M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la sécurité des cyclistes, alors que la transition écologique encourage la mobilité douce. Malgré des aides locales et nationales à l’acquisition de vélos, les infrastructures restent insuffisantes. Dans nos territoires, nous observons des pistes cyclables manquantes, des stationnements inadéquats et une cohabitation difficile avec les véhicules motorisés. Cette vulnérabilité a des conséquences tragiques, avec plus de 220 décès de cyclistes en 2024. J’ai donc souligné au ministre que la loi d’orientation des mobilités, adoptée en 2019, reste insuffisamment appliquée et suggéré de s’inspirer du « Highway Code » britannique, qui place les usagers vulnérables au sommet de la hiérarchie de la route. Je l’ai ensuite questionné sur les réponses qu’il pourrait apporter en matière de politique de sécurisation routière et à propos de la reconnaissance des usagers, notamment les cyclistes.
Depuis, la campagne « Priorité au respect » a été lancée et le projet de loi de finances 2026 prévoit un budget de 5,05 milliards d’euros pour la sécurité routière, incluant des financements dédiés au développement des mobilités durables.
Lien vers l’intégralité de la question écrite :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE9174
4 – Demande de revalorisation statutaire et salariale des ATSEM
Enfin, j’ai interrogé M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les conditions de travail, la reconnaissance et la rémunération des ATSEM. Ces agents, de catégorie C, jouent un rôle essentiel auprès des enfants mais ne bénéficient pas de certaines primes ni d’une reconnaissance professionnelle à la hauteur de leurs missions quotidiennes, qui se sont élargies avec la scolarisation dès 3 ans et l’allongement du temps périscolaire. J’ai soutenu auprès du ministre leur demande de reclassement en catégorie B, similaire à celui des auxiliaires de puériculture.
Le ministre m’a répondu en me rappelant que la mission principale des ATSEM reste l’assistance aux enseignants pour l’accueil et l’hygiène des enfants et que leur statut a été revalorisé en 2018 pour leur ouvrir de nouvelles perspectives de carrière et faciliter leur promotion interne.
Lien vers l’intégralité de la question écrite :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE9056


