
Ce mardi, l’Assemblée nationale a voté les propositions de loi relatives aux soins palliatifs et au droit à l’aide à mourir.
J’ai voté ces deux textes.
Voter cette loi, c’est répondre à la souffrance réelle de nos concitoyens, au cri des soignants, des aidants et des malades eux-mêmes. C’est aussi garantir un accès renforcé aux soins palliatifs pour toutes et tous, dans le respect de la volonté de chacun.
Une République humaine ne peut plus détourner le regard. Aujourd’hui, cela crée une inégalité entre ceux qui peuvent aller chercher de l’aide à l’étranger et ceux qui ne le peuvent pas.
Cette loi n’impose rien à personne : elle ouvre un droit nouveau, au choix du seul malade lorsque celui-ci présente 5 critères cumulatifs.
Le droit de ne pas subir l’acharnement thérapeutique.
Le droit de ne pas être condamné à l’agonie quand il n’y a plus d’espoir.
Nous en avons longuement débattu à Civray, lors de mes vœux, en présence d’Alain Claeys, rédacteur de la loi de 2016 et d’Olivier Falorni, un des grands combattants du droit de mourir dans la dignité qui étaient venus échanger avec vous à mon invitation.
Ce vote est l’un des plus intimes et des plus complexes auxquels j’ai pris part depuis que je suis votre député, chaque collègue ayant voté avec sa propre conscience et avec un grand respect de celle de son voisin, un beau message de démocratie parlementaire.


